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Sa petite église est ancienne, sauf le clocher, qui date, seulement de 1752. La clé de voûte au-dessus du portail du clocher porte cette date gravée. La Fête patronale : Nativité de Notre-Dame.
Lors de la Révolution, suite à la "chasse aux curés ", celui de Villers-la-Ville a eu la vie sauve en ayant été caché par les habitants du village dans le four à pain communal.
Le clocher aurait été entièrement reconstruit au XIXè, mais aucune trace n'a pu être trouvée aux Archives Départementales pour le confirmer. Par contre, de nombreuses réparations furent effectuées vu son état.
Le 4 décembre 1864 l'allocation d’un secours de 1600 F est accordée pour aider la commune dans la dépense de réparation de l’église, secours accordé par le Garde des Sceaux suite à la demande du préfet.
Le 3 novembre 1866, nouveau secours de l’état par le préfet de 1000 F pour des travaux supplémentaires à l’église jugés "indispensables au complet achèvement des réparations commencées". Entreprises choisies Trelet et Marquet.
Le 25 mars 1867, un constat est dressé suite à des travaux non satisfaisants sur les vitraux.
Le 25 avril 1867 : aucune consolidation des panneaux restant en place, d’où 12 panneaux tombés et chantiers toujours déserts. Une lettre de l’architecte (Mougenot) est adressée au sous-préfet pour demander un constat par huissier et mise en demeure pour terminer les travaux dans les 30 jours.
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...une lettre terminée par cette formule, très utilisée à l'époque :
"votre très humble et très
obéissant serviteur et administré "
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Le 26 avril 1867 : établissement d'un litige avec l’entreprise pour négligences diverses "vitraux posés avec peu de solidité" et "que les grands vents de l’hiver ont fait tomber sur le pavé de l’église, 4 panneaux de cette vitrerie qui se sont presque totalement brisés dans cette chute" (rappel du constat du 25 mars 1867).
Malgré l'absence de curé de 1915 à 1939, le clocher avait déjà été refait en 1936 ou 37 (il y eut un curé de nouveau jusqu’en 1968, puis la paroisse a dépendu d’Athesans et Villersexel).
Les habitants se souviennent de quelques anecdotes impliquant le clocher.
Le clocher a servi lui aussi de "cache" d’armes durant la guerre de 1940. M. Pierre Pelay, ancien sonneur de cloches, comme son père, raconte : "Mon père avait caché des armes de la guerre de 14 entre 2 planchers d’un étage de sa maison. Des personnes "bien intentionnées " ont cru bon de dénoncer en 1942 des détenteurs d’armes dans le village, cela concerna 4 familles. Celles-ci, prévenues par un médecin de Villersexel, ont eu juste le temps de cacher les armes dans les champs ainsi que dans un double plancher du clocher. Heureusement, malgré les interrogatoires et les propositions de délations (les habituelles promesses d’absence de poursuites ou les menaces déguisées de mort), malgré les recherches, rien n’a été trouvé.
A la libération ; bien que les armes étaient des pièces rares, elles ont été données à des soldats Américains, collectionneurs d’armes. "
Le clocher refait en 1971 sous le mandat de M. Hantz : tuiles, lattage et coq par Hennequin
(coût de la réfection) : 2 800 000 F.
La nuit du 15 août de cette même année que les voisins ont ressenti comme un coup de canon. La foudre venait de tomber sur le clocher. Ce faisant, elle avait fait fondre les fils de cuivre qui fixaient les tuiles. La couverture fut réparée aussitôt avec les assurances,
Mais depuis, des tuiles tombaient régulièrement car d'autres fils, invisibles à l'examen avaient aussi été fondus, d’où nécessité d’une nouvelle remise en état.
La tour de l'église s'est vue couverte d'un nouveau clocher le 22 mars 1997, mais les paroissiens ont été plusieurs mois "interdits de culte ", pour raison de sécurité.
Que se passe t'il ?

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