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Cette église est fort ancienne puisqu’une bulle du pape Alexandre III la cite dés 1178 comme étant une possession de l’abbaye de Lure qui l’inféoda en 1286 au chevalier Jean d’Oiselay tout en se réservant le patronage de la cure. Voici d’ailleurs le texte de cette transaction rédigée de la main même du receveur :
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"J’ai repris en fié de religieuses personnes l’abbé et li couvent de Lure, la ville de Lyoffans et les appartenances et ma vie tant seulement et à la vie de Dame Alix ma femme, ce sauf qu’ils ont retenu le patronnage et la présentation de l’église de Lyoffans et la rente que le maire leur dest chascun an le jour de la fête de sainct Desle ".
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Reconstruite au XVIè puis une nouvelle fois au XVIIIè,
le patronage de l'église fut assuré à l'abbaye par une sentence de 1730.
Porche voûté, portail en plein cintre à clef et pilastres, inscrit dans un massif rectangulaire et fronton plat porté par deux pilastres ; niche vide et oculus ; on peut lire sa date sur le clocher qui date de l’ancienne église, 1741 (coût 10000 frs, architecte Grandmougin, entreprise Viennot et Jodry). Le reste de l'église actuelle remonte à la fin du XVIè.
Elle devint succursale par le décret du 30 septembre 1807
et fut agrandie de 2 nefs latérales en 1820. Son patron est St. Martin, patron des tailleurs, vendangeurs, militaires, cavaliers, hôteliers, …. .
Plusieurs réparations ont été réalisées en 1820 et 1838.
Une baie plein cintre fermée par un abat-son constitue la seule ornementation des quatre faces du deuxième niveau, légèrement en retrait par rapport au précédant mais lui aussi en grès rose et gris. Les pierres bouchardées et ciselées sur leur périmètre sont posées à joint vifs.
Quant à l’abat-son proprement dit, il est constitué d’un châssis en bois sur lequel sont ajustées horizontalement des lames elles aussi en bois et posées "en persiennes ".
Une corniche périphérique supporte un dôme à quatre pans couvert de tuiles plates vernissées posées en écailles, agrémenté de six rangs de tuiles jaunes et vertes posées en zigzag sur fond de tuiles de couleur rouille. Ses angles sont protégés par des arêtiers en plomb alors qu’une gouttière demi-circulaire posée à cheval sur la corniche reçoit les eaux en bas de pente et que le faîtage se termine par un piédouche, un amortissement, une boule, une croix latine et un coq.

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