Le 28 janvier 1807, soit 29 ans après sa construction, la couverture du clocher aux tuiles disposées en chevron (appelé aussi " point de Hongrie "), la croix et les bois servant à la charpente, sont dans un très mauvais état. Mais par manque d’argent, la commune ne peut faire face.
Ce n’est que l’année suivante, en 1808, que Ambroise Doroz, entrepreneur en bâtiments, répare la croix qui risque de tomber ainsi que la toiture du clocher pour la somme de neuf cents francs.
A l'origine, ces coqs étaient fabriqués par des forgerons, des charrons, plombiers, tonneliers, ferblantiers ou des ébénistes, ils étaient en métal ou en bois et en dehors du symbole qu’ils représentent, ils font également office de girouette.
Le premier changement de coq connu fixé sur pellicule, remonte à 1932 ou 1933 et c’est un enfant du village, Jacques Marchiset, tenant fièrement le nouveau coq avant sa mise en place aux cotés de l’instituteur du village M. Riff, qui immortalise cet instant.
Ce coq des années 30, fut remplacé le 21 avril 1961 par un autre coq, lui aussi debout, les pattes posées à même la boule.
A cette occasion, l’entreprise Cabasset Charles de Luxeuil est chargée de ce travail mais aussi de la remise en état de la toiture avec les anciennes tuiles, du changement de la boule ainsi que des arêtiers et des chéneaux du clocher, le tout pour la somme de 3639,53 NF.
L'horloge
Dans le passé, l’instituteur avait la charge de l’horloge. Le 10 novembre 1840, M. Ogier Claude François de Francalmont nouvellement nommé dans la commune, devait: " sonner l’angélus le matin et le soir et gouverner (entretenir) l’horloge ".
Le 9 février 1849, un différent opposait la commune à l’instituteur. Le conseil municipal décida: " Que la somme de 50 francs accordée à l’instituteur le 2 septembre 1846 par laquelle il est chargé de conduire et remonter l’horloge de la commune, vu que l’instituteur ne s’acquitte pas de ce devoir et qu’il n’est aucunement capable de la gouverner, délibère qu’il retire la susdite somme. ".
Plus près de nous, c’est M. Verney Alphonse qui remontait et entretenait l’horloge jusqu’en 1964, puis M. Menigot Félix son petit-fils Franck se chargèrent de cette tache.
Le cadran extérieur a été changé une trentaine d’années avant le mécanisme de l’horloge.
Par une délibération prise le 8 novembre 1860, il est dit :
" Il est nécessaire de remplacer le cadran de l’horloge du cloché qui est complètement usé. Le conseil vote une somme pour faire l’acquisition d’un cadran en tôle pour marquer les heures. "
Son mécanisme est placé dans une sorte de placard situé à la hauteur de l’œil de bœuf. Par un escalier en pierres tournant sur un axe et après 28 marches, on arrive à un palier sur lequel une porte conduit à un balcon en bois surplombant la nef. A ce niveau se trouve également dans une petite pièce les poids de l’horloge suspendus par des câbles. Ces poids devaient être remontés
tous les huit jours : 55 tours de manivelle pour le mouvement et 95 pour la sonnerie étaient nécessaires pour le bon fonctionnement de l'ensemble.
En reprenant l’escalier, 23 autres marches terminent celui-ci et laissent place à un second palier où il faut emprunter une échelle pour arriver au mécanisme de l’horloge. Sur celui ci, un petit cadran indique l’heure du cadran extérieur.
Ci-après l'inscription portée sur le petit cadran :
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arséne CRETIN
fabriquant
·
Morbier Jura
1892
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La délibération pour l’acquisition d’une horloge de M. Cretin avait été prise le 25 février 1889
 
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