Faucogney ...

 

 La consultation des archives permet parfois de mettre à jour, non seulement différents épisodes de la vie d'un édifice, mais aussi de faire apparaître d'inattendus éléments de l'histoire du village, du département de Haute-Saône ou de la Franche-Comté. Et les archives de Faucogney en sont riches.
Ils vous sont présentés ici, intimement mêlés aux événements de l'église et de son clocher de manière chronologique.

 

L'église initiale était l'Eglise St-Martin, située sur une colline avoisinante, dominant Faucogney à plus de 400 m. On fait remonter sa fondation au XIIè siècle. Elle fut, pendant des siècles, le centre paroissial de la vallée, c’est certainement l’une des plus anciennes paroisses du département.

Pour remédier aux difficultés d'accès de l'église paroissiale primitive (l'église Saint-Martin), la communauté de Faucogney avait bâti, dans l'agglomération même, une chapelle sous le titre de Saint-Georges, chapelle qui fit place peu à peu à une église plus importante, élevée sans doute à la fin du XVIè siècle.

Reconstruite au XVIIIè. le clocher carré à toiture XVIIIè situé à gauche de l’édifice est le seul vestige de l’église du XVIè.

Le siège de 1674 (voir partie Histoire) provoqua l’incendie d’une partie du bourg. Les deux églises furent pratiquement détruites. Sans resources, une partie de la population s'enfuit. Une prière au "Roy" fut transmise pour implorer sa bonté et sa générosoté afin de rétablir au moins une des deux églises .

"le curé et les pauvres habitants de fautcougné du comté de Bourgogne sont venus se jetter au pied du Roy  pour implorer de sa bonté quelque secours …. leur ville fust entièrrement ruinée et bruslée par les trouppes de sa majesté  .... les deux églises du lieu furent réduites en cendres ... Ils ont eu recours a la bonté et charité du Roy et l'ont supplié très humblement de leur faire donner telles sommes qu'il luy plaira ... et ils seront obligés de prier Dieu pour votre santé et prospérité."

Ebranlée par le tremblement de terre de 1680, elle est dite "tombée en ruine dans sa totalité", cette église était devenue de toute façon beaucoup trop petite pour la population.

Le premier may mil sept cent onze : demande de la reconstruction de l'église St Georges "délibération pour la batisse de ….St Georges … et que lad église est très mal construite ….et qui ne peur contenir le quart des personnes qui composent la paroisse avec lad ville ….les principes intentions qu'on a de construire à neuf lad église St Georges et l'agrandir autant qu'il sera jugé nécessaire" .

9 juin 1712 : compte-rendu de la réunion du 19 may 1712 concernant la convention pour la batisse de l'église St Georges.

Pour reconstruire une nouvelle église, érigée définitivement en paroissiale, un marché fut passé en 1712 avec un "maître architecte" de Masevaux, Jacques Spingna. La paroisse s'engagea à fournir la main d'œuvre et à faire "les charois des matériaux" nécessaires. On démolit donc l’ancien bâtiment dont seul le clocher fut conservé. A côté de celui-ci fut édifiée la nouvelle église avec un nouveau portail dans l’axe de celle-ci.

Le chantier semble s'être étiré sur de nombreuses années faute de ressources suffisantes : l'archevêque de Besançon "dut promulguer l'interdiction" de l'édifice en 1725 pour contraindre la communauté à terminer les travaux intérieurs.

Le 18 avril 1745 un nouvel incendie ravagea toute la cité et détruisit le clocher et la toiture de l’église, provoquant l’écroulement d’une partie des voûtes. Fortement endommagées, ces dernières furent reconstruites par l'entrepreneur Melchior Jeonolti sous la direction de l'architecte Antoine Bounder, pour un coût de plus de 11 000 livres. Douze ans plus tard l'architecte Jean Gruier donna le devis de nouvelles réparations ainsi que l'aménagement d'un retable pour la chapelle de la Vierge.

Les réparations et la nouvelle bénédiction se firent en 1749 et 1757.

19 avril 1745 : un certificat relate l'incendie de la ville dont celui de "le clocher de l'église paroissiale ... les cloches fondues ... les voutes et les arquesboutans en partie calcinés ...".

Un registre paroissial de 1745 reprend pour mémoire les deux incendies de 1674 et 1745, justifiant ainsi la disparition des registres précédents.

"la ville de faucogney a été brulée le 4 juillet 1674

Elle l'a encore été le jour de paques 1745 16 avril" .

Comme annoncé en préambule, la page suivante vous présente quelques rendez-vous avec l'histoire.

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