Essertenne

 

Point de clocher ou de dôme pour l'église de ce village.

Malgré cela, j'ai eu un coup de cœur lors de mon 1er passage.

Et qui sait, avec un petit coup de pouce de l'histoire, aurait-elle été également chapeautée "Comtoisement" ? Mais peut-être l'avenir nous réserve t'il une heureuse surprise ?

En tout état de cause, voici en quelques mots son histoire :

L'ancienne église est mentionnée dans un titre de 1584 et l'on pense qu'auparavant les offices se faisaient à Cecey. Eglise sous le titre de St. Julien, elle fut reconstruite en 1702 pour le chœur et le transept, et 1732 pour la nef.
Le Conseil du Roi refusa par deux fois, en 1748 et 1757, d'accéder à la demande de coupe de bois présentée par la communauté pour réparer, agrandir et meubler son église, mais accepta finalement la coupe de 86 arpents (approximativement 43 hectares) pour ces objets et d'autres équipements en 1761.
L’adjudication eut lieu le 8 novembre 1762, la construction de la nef a été réalisée d’après les plans, et sous la responsabilité, de l’architecte Jean-Charles Colombot et l’entrepreneur Léonard MIGRET acheva les travaux en 1765.
L'église étant restée sans clocher, probablement pour des raisons financières, la communauté fit le projet d'en bâtir un en 1788 sur plan de l'architecte dolois Amoudru, projet non exécutés en raison des événements révolutionnaires.

Pourtant, voici le projet de Anatoile AMOUDRU, en date du 24 janvier 1790 :

 Le clocher, à l'impériale, et sa charpente

 L'église vue de face

 Le plan de Anatoile Amoudru pour un dôme à l'impérialer

En 1848, l'agrandissement de l'église apparut nécessaire. L'architecte dijonnais Jeannot d'abord sollicité fut remplacé par l'architecte graylois Colard dont le projet, d'un montant de 20.000 francs fut exécuté (chœur et transept en 1859) à l'exception du clocher, à nouveau ajourné.

très visible sur le côté gauche, le levier pour "battre la cloche".

en hommage aux combatants de la paroisse (guerre 39 - 45)

Le beffroi vu par AMOUDRU

Le plan du beffroi

Tous les plans existent donc, il suffit de les reprendre, les actualiser, et ..... trouver les moyens !!

Le clocher a été démoli en 1860 (!) et les cloches reléguées sous un auvent au nord de l'édifice. C'est un spectacle à ne pas manquer. Cela évitera aux réfractaires à l'escalade de prendre des risques et leur permettra d'admirer de tout près, à la lumière du jour, cloches et beffroi.

 

Grosse cloche :

± Bénite en 1946 par MR le chanoine Mamet, Archiprêtre de Gray, assisté de MR Simonet, doyen d'Autrey, j'ai eu pour marraine Mme la Comtesse Yvonne // Isabelle Marguerite Marie du Rouret, née de Grailly, & pour parrain MR Georges Favreau; // MR l'abbé Ballot étant curé d'Essertenne & Cecey, & MR Charles Poyer, maire .

et à l'opposé de cette inscription :

+ Refondue après la guerre de 1939 – 1945
J'annonce la paix & la victoire
En témoignage de reconnaissance
Aux soldats de la paroisse morts pour la France
Jean Gueniffet, Albert Rayton, Robert Garnier, Robert Poyer
Marguerite – Marie
Louis Bollée et ses fils fondeurs de cloches à Orléans.

Petite cloche (470 kg) :

République Française.
Je m'appelle Marie-Claudine.
J'ai été refondue en 1905 au moyen d'un crédit sur les fonds communaux // ouvert par MMRS Druet – Galimard maire, Cizel Jean Baptiste, Poyer Félix, Guyot Auguste, Garnier Jean-Baptiste // Monin Richard, Jeanguyot Pierre, Gueniffet Pierre conseillers municipaux // J'ai été bénite en 1905 par MR Albert Brulard curé d'Essertenne // J'ai eu pour parrain MR Félix de Geoffroy Marquis du Rouret et pour marraine Mme Marie de Jacquot d'Andelarre Marquise du Rouret.
A. Farnier fondeur à Dijon.

 

 

Mais aussi …..
Eglise : au-dessus de la porte : Descente de Croix, toile de belle qualité du XVIIIè.
Cette église possède parmi ses ornements sacerdotaux une chape très ancienne, très riche, toute brodée à l'aiguille sur soie.
A voir absolument le beffroi et les cloches, au sol, à coté de l’église.
La chaire, vue par Jean-Charles Colombot (1759)Petit portail à plein cintre, devant la porte, le pavé est formé de pierres tombales anciennes qui se trouvaient naguère dans la nef. Nef de trois travées, voûtée en berceau brisé.
2 peintures sur bois Vierge et Enfant et Saint Julien portant une palme (XVIè). Grande toile représentant une sainte religieuse à genoux devant l'Enfant Jésus portant sa croix (XVIè - XVIIIè), sur l'autel groupe en bois peint de Notre-Dame-des-sept-douleurs, identique à celui de Château-Lambert (XIXè ), petite toile représentant le baptême du Christ (XVIIIe).
Sanctuaire triangulaire, maître-autel XIXe.

 

Et encore ….. :
Canton d’Autrey-les-Gray, 11 km S de Autrey-les-Gray.
Au sud de l'église, ensemble de vieilles maisons à jolies toitures dont le presbytère, portant l'inscription : "Anatole Bacquet prêtre 1755". Au nord : château à quatre tourelles carrées élevé par le chevalier Du Val en 1725.
En 1629 les deux paroisses d'Essertenne et de Cecey furent réunies par décision de l'évêque de Langres.
2 lavoirs couverts en eau dont un derrière l'église d'Essertenne.
Forges classées près de l'étang.
 
CECEY
Hameau qui fut commune en 1790 (113 hab.) et en l'an VIII (163). Il fut réuni à Essertenne en 1807. Cecey a une origine beaucoup plus ancienne. Chapelle remarquable, on n'y voit point de millésime ; une de ses pierres tumulaires porte la date 1686.
CHAPELLE DE CECEY :
Chapelle à nef unique avec pignon d'entrée surmonté d'un clocheton.
Adjudication: 14 avril 1780 pour 2.475 livres.
Grâce à la vente de 10 hectares de bois, la communauté de Cecey put construire cette chapelle sur des plans de l'architecte graylois Jean-Claude Disqueux en 1780, entrepreneur: Jean-François Georgeon

 

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