Couverture, arêtiers

 

 

 

 Les couvertures mouchetées ne sont pas absentes de nos clochers bien qu'écartées par les services des "Bâtiments de France". Le moucheté ne fait pas, en effet, partie des standards comtois en ce qui concerne la couverture des dômes à l'impériale.

 

Et si malgré tout il vous arrive d'en voir, c'est pour la plupart du temps la conséquence de réparations improvisées, initiées plus avec le souci de faire vite que celui du respect des traditions (certains dômes comportent même plusieurs tranches de dessins : moucheté, uni, lignes, chevrons) dont le résultat, reconnaissons-le, n'est pas heureux (je n'emploie pas, à dessein, l'appréciation des professionnels de l'art…!).

Quand aux seuls mouchetés "volontaires", ils sont le résultat du travail de quelques professionnels, probablement mal conseillés, puisque le respect du "Patrimoine" ne laisse pas place à la fantaisie ou à l'originalité. Enfin si, à priori, le moucheté est l'application du mélange des couleurs employées, il est loin d'être l'unique fait du hasard puisque, pour être "homogène", le mélange doit être dosé et savamment calculé sous peine de produire des taches de couleur pour le moins disgracieuses.

Mais revenons à la couverture.

 

Chaque rang supérieur, décalé d'une 1/2 tuile, se rapproche du schéma de départ. Et un peu comme une belle qui fait durer le plaisir en remontant petit à petit son jupon (non, je ne mettrai pas de photo ...), le dessin définitif se dévoile peu à peu, encore plus haut … pour un autre coup d'œil ... !!

Ainsi va la pose jusqu'à la base du piédouche, toujours avec la plus grande attention vis à vis du dessin.

Quelques écarts dans la mise en place concernent la fixation des tuiles à l'endroit des chevrons : utilisation d'un clou au lieu d'un fil. Quant aux extrémités de chaque rang, elles seront réalisées tout en fin de pose car il faudra les tailler à la demande, aucune n'étant identique à une autre tant par la dimension que par la couleur de tuile.

Chaque fin de rang doit assurer, bien entendu, l'étanchéité de la couverture et protéger la charpente (et le reste de l'édifice) . C'est pourquoi plusieurs éléments se recouvrant successivement contribuent à assurer cette étanchéité.

La tuile, tout d'abord, taillée à la disqueuse pour s'adapter à l'espace restant entre la précédente, entière, et le bord de l'arêtier. Une taille en biais puisque la forme générale d'une face de dôme est triangulaire ou trapézoïdale. Le "truc" pour que cette taille soit juste du premier coup est de présenter cette tuile à l'envers contre l'arêtier, d'y tracer le bord de la dernière tuile entière placée en dessous, d'enlever l'excédent… et de la représenter à l'endroit (voir schéma ci-contre).

 

 

 

  Pose de la couverture : lattage et fixation 1/7 -- principes de pose 2/7 -- couleurs et nuances 3/7 -- les arêtiers 4/7 -

- étancheité 5/7 -- autres matériaux 6/7 -- fin de couverture 7/7

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