Charpente : assemblages 1/2 -- -- assemblages 2/2 -

Charpente construction : préparation 1/5 -- assemblage 2D 2/5 -- assemblage 3D 3/5 -- mise en forme 4/5 -- courbures 5/5 -

 

 

De la notion de surface à celle de volume, toute l'ampleur du dôme se dessine lorsque la ferme principale est élevée sur la 1ère enrayure. Un pré-assemblage, au sol, avait concerné les 2 arbalétriers, la grande moise et le poinçon (celui qui recevra plus tard la croix puis le coq). Plusieurs éléments plus petits (jambe de force, contre jambe de force, contre arbalétriers, contre fiches) les reliant afin d'assurer la rigidité et l'indéformabilité de l'ensemble.

Avant toute manœuvre, une dernière vérification de l'environnement (lignes électriques) en prévision des prochaines manipulations. Les câbles ont été isolés ou déposés temporairement avec installation de lignes provisoires afin d'assurer la continuité du service EDF pour les usagers du voisinage.

Une grue mobile a la charge d'élever la ferme principale pour la positionner.

 

Sur le schéma, vous pourrez constater que le poinçon (pièce la plus longue) ne part pas de la 1ère enrayure mais de la 2ème (la grande moise correspond à l'entrait principal). Les 2 cas de figure sont possibles, il n'y a pas de règle bien rigoureuse concernant ce choix. Aussi, le seul souci est de refaire "à l'identique", sauf si le "métier" du charpentier lui conseille une autre conception.

Les deux 1/2 fermes, perpendiculaires à la ferme principale, prennent place suivant la même procédure : pré-assemblage, dressage, positionnement, ajustage, immobilisation. Et comme tout au long du montage de la totalité de la charpente, les niveaux sont contrôlés au laser, les diagonales attestent des perpendicularités (2 mm d'écart sur 7 m = OK).

Puis c'est au tour des 1/2 fermes d'arêtiers (au nombre de 4) de prendre place aux 4 coins de la 1ère enrayure afin de former les futures arêtes du dôme.

En fait, dans le cas présent, c'est un peu plus compliqué.

Si la grande majorité des dômes à l'impériale comprend 4 faces et donc 4 arêtes, une très petite quantité compte 8 faces identiques. Oui, ils sont octogonaux. Celui d'Equevilley est ainsi, c'est le seul en Haute-Saône, il n'y en a que 4 en France.

 

Par contre, plus nombreux (quelques dizaines en Franche-Comté ) sont ceux qui oscillent entre les deux : ils disposent de 4 grandes faces et 4 petites, chaque arête étant "cassée", formant une face supplémentaire, est donc constituée d'un "double arêtier".

Maquette réalisée par  Jérome de la charpente de Genevrey

Chaque "double arêtier" vient se positionner de part et d'autre des coyers, les encadrant à la base, se rejoignant au niveau du poinçon, tout étant rigoureusement parallèles. Car même petites, ces "facettes" doivent respecter les mêmes critères (planéité, régularité, alignement) que leurs grandes sœurs.

Préalablement à la pose des "doubles arêtiers", la 2ème enrayure est achevée par l'adjonction et la fixation de 4 pannes qui viennent dessiner le pourtour de ce "faux-plancher", similaire à la 1ère enrayure et parallèle au carré de sablière.

A ce niveau de son évolution, avec un peu d'imagination, on peut dessiner les contours approximatifs extérieurs du volume final.

 

 

Charpente : assemblages 1/2 -- -- assemblages 2/2 -

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