|
|
 
Charpente :
assemblages
1/2 -- --
assemblages
2/2
-
Charpente
construction : préparation
1/5 --
assemblage
2D 2/5
-- assemblage
3D 3/5
-- mise
en forme 4/5
-- courbures
5/5 -


L'assemblage

Le 1er gros ensemble à être mis en chantier est le "carré de sablière". Un carré qui ne l'est pas toujours (voir définition). Il est l'embase, le socle de la charpente. C'est lui qui vient coiffer le haut de la tour, il en suit les contours intérieurs et extérieurs, assure le contact parfait avec la maçonnerie ainsi que la bonne répartition des poids.
Deux écoles existent en ce qui concerne l'enchaînement de la réalisation de la charpente :
|
|
|
|
|
|
|
- Les morceaux sont assemblés en entreprise au fur et à mesure de leur fabrication. Le dôme est donc monté "pour de faux" intégralement. L'avantage est de pouvoir procéder à d'éventuelles corrections avant que ce ne soit catastrophique.
L'inconvénient est l'obligation de démonter l'ensemble, ou tout au moins les sous-ensembles, et de les remonter près de l'église. Il est évident que le dôme monté est intransportable par la route (base de 30 m², hauteur 7 m !!!). De ce fait, les heures de montage sont presque doublées et le coût est supérieur.
- Les morceaux sont préparés, usinés, stockés unitairement, transportés sur place et assemblés une fois pour toute. Le gain de temps est conséquent mais aucune erreur n'est admise sous peine de démontage (plus ou moins important selon que l'anomalie est décelée plus ou moins vite), de nouvelle commande au scieur, usinage, remontage.
Aujourd'hui,
la tendance est à l'utilisation de logiciels spécifiques.
Ils supposent une bonne pratique pour la saisie
des données et une très bonne connaissance
du métier de charpentier. Ces difficultés surmontées,
ils permettent (avec certes une approche nouvelle
du métier) des gains de temps importants, une marge
d'erreur quasi inexistante et uns garantie supplémentaire
pour le maître
d'ouvrage.
|
|
|
|
|
Quelle que soit la procédure choisie, le carré de sablière est assemblé sur un plan parfait (lunette laser) simulant son emplacement définitif.
Puis vient se superposer, morceau par morceau, la 1ère enrayure. Un ensemble aux sections imposantes en rapport avec les efforts importants qu'il est voué à subir. La pièce maîtresse en est l'entrait principal sur lequel viennent se greffer 2 demi-entraits, 4 goussets et 4 coyers (pour un dôme à 4 faces).
Comme pour la totalité de la charpente, chacun des constituants nouvellement mis en place est vérifié, les angles contrôlés, l'emboîtement ajusté. Toute dérive est corrigée, rien ne doit compromettre la suite des opérations. En prévision du séchage ultérieur, les jeux au montage sont quasi nuls et les montages sont pour la plupart réalisés "de force" (maillets, sangles de serrage).
Si des machines modernes raccourcissent les temps d'usinage, elles ne servent qu'aux ébauches. Dés que la précision devient un facteur de réussite, le charpentier a recours à son doigté. Muni de son ciseau à bois, millimètre par millimètre, il approche, vérifie, réajuste.
Une fois parvenues à leur emplacement définitif, l'immobilisation des jonctions est réalisée. Des blocages "à l'ancienne" sont conservés malgré tout pour de nombreux cas : clés (clavettes bois) et chevilles coniques (longueur 40 cm !) sont également ajustées à la demande pour s'adapter à chaque liaison. Enduites d'huile de lin (graissage et protection) elles doivent pouvoir conserver leur rôle tout en permettant le vieillissement (séchage) des constituants et les nouveaux ajustements ainsi nécessités.


Charpente :
assemblages
1/2 -- --
assemblages
2/2
-
Charpente
construction : préparation
1/5 --
assemblage
2D 2/5
-- assemblage
3D 3/5
-- mise
en forme 4/5
-- courbures
5/5 -
 
Copyright(c) 2004 H-S-IMP. Tous droits réservés.
|