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Charpente : assemblages 1/2 -- -- assemblages 2/2 - Charpente construction : préparation 1/5 -- assemblage 2D 2/5 -- assemblage 3D 3/5 -- mise en forme 4/5 -- courbures 5/5 -
Préparation. Selon que la charpente est totalement ou partiellement à refaire, la restauration suit des chemins différents.
Bien avant d'avoir en main les plans de l'architecte, le charpentier avait profité de la dépose du dôme pour relever sur place, à même la corniche de la tour, les épaisseurs des murs et les diagonales. Ce dernier point permettant de tenir compte des faux équerrages assez vraisemblables. D'autres opérations incontournables se déroulent en parallèle à la réalisation de la charpente et concernent la remise en état du sommet de la tour :
Cette 1ère approche permet de lancer la commande du bois chez le scieur, du bois qui restera "brut de sciage". Car mises à part les découpes nécessitées par la réalisation des jonctions, très peu de morceaux sont repris pour un usinage quelconque. L'industrialisation et la "pressurisation" entraînée par la réduction des coûts ne permettent plus la mise en œuvre de bois sec, comme C'est donc à partir de bois vert, un bois qui va continuer à vivre, que les charpentiers vont devoir engager ce grand jeu de construction. Une des seules précautions vis à vis du scieur est de lui demander d'éviter la présence de nœuds dans les parties les plus minces ou les plus soumises aux contraintes. Au séchage, le nœud éclate, crée des crevasses et fragilise les sections. Si les plans de l'architecte fournissent une base indispensable au démarrage des réalisations ainsi qu'un "cadre" dimensionnel évitant les interprétations ou les oublis, le charpentier doit en extraire chaque pièce pour lui affecter avec précision (au mm) ses dimensions exactes. Le choix du type d'assemblage (1ère partie de ce chapitre) est arrêté à ce moment et des plans complémentaires sont exécutés pour la plupart d'entre eux. A cet instant, la notion de "métier" commence à prendre son véritable sens. Compte tenu des dimensions en présence, ces plans sont au 1/10è. Toute erreur, même 1 mm, devient 10 fois plus important après usinage, des impossibilités de montage ou des écarts de plusieurs cm par le jeu des cumuls ou de la longueur (jusqu'à 7 mètres) des composants. Ce peut-être une catastrophe impliquant une nouvelle fabrication (coûts, délais). Il ne faut jamais oublier que d'autres métiers (zinguerie, couverture) dépendent de la précision initiale. Certains dessins nécessitent plusieurs vues avec des rabattements successifs dans plusieurs plans afin d'obtenir exactement la forme d'une section ou une cote. Il apparaît bien que cette spécialité de charpentier implique non seulement une bonne connaissance du bois et des liaisons, mais aussi une solide pratique du dessin. Certains sont également menuisiers, c'est un plus indéniable. Dans notre région, l'école de Mouchard (Jura) forme des charpentiers de niveau supérieur. Le passage chez les "Compagnons du Tour de France" fait prendre conscience de ce qu'est "l'Amour du métier". L'expérience abondante au contact de l'encadrement et des autres professionnels de l'entreprise complète et enrichit, jour après jour, les connaissances acquises précédemment. La phase "pratique" peut alors commencer avec le report sur les morceaux bruts des "tracés papier", toujours avec le même souci de précision.
Le maître charpentier a seul la responsabilité (et le privilège) de la préparation, du traçage. Au final, une déception personnelle, ….. ou la joie partagée quand tous les éléments prennent leur place les uns après les autres.
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