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Les précurseurs |
III - Les précurseurs Dijon : l’église St Michel édifiée à partir de 1497 en remplacement de l'église primitive en ruines. Lorsque l'église est consacrée en 1529, elle n'est pas encore achevée. Les chapelles latérales ont été ajoutées au cours du XVIè, les tours sommées de lanternons entre 1559 et 1667. Arbois : l'église St Just dont le clocher rapelle effectivement celui de la collégiale de Notre-Dame de Dole. Recouvert de bronze et cuivre doré, terminé en 1530, détruit en 1651, il fut reconstruit et modifié en 1715.. C'est un dôme aplati à huit pans surmonté d'un lanternon octogonal. Il est recouvert de fer battu à "4 sous la livre".Ce dôme ne peut donc prétendre à l'apelletion de "Comtois". Par contre le clocher de l'ancienne collégiale Notre-Dame (origine 1308), petit clocher de pierre à l'époque, est bel et bien coiffé aujourd'hui d'un dôme à l'impériale (1ère pierre avril 1716). Dole : la Collégiale Notre-Dame, détruite par les troupes de Louis XI en 1479, fut reconstruite de 1509 (1ère pierre 9 février) à 1586, le campanile date de 1586 , c’est le plus haut clocher comtois (73 m aujourd'hui, 82 à l'origine). Couvert de plaques de bronze, il s'écroule sous les attaques des Français le 7 août 1636. Elle est Basilique depuis 1951 Beaune : l’église Notre Dame, dôme impérial à lanternon (1589). Gray : la basilique Notre-Dame due à l’ingénieur Poivre, il remplace la flèche par un dôme et une flèche (1611-1613).Après les nombreuses destructions durant la Guerre de Dix Ans, c’est l’église de Dole qui sert de modèle. Poligny : la collégiale St Hippolyte, fondée vers 1430 par Jean CHOUSSAT (la première pierre date de 1415) vit son clocher commencé en 1438 et achevé en 1450. La flèche initiale sur tour-beffroi (XVè) s'écroula lors de l'incendie de 1638 durant la Guerre de Dix Ans. Elle fut remplacée par un 1er dôme rond surmonté d'un clocheton, lui même remplacé dans le début des années 30 par celui visible maintenant, aux tons cuivrés et à l'embase octogonale.
Dijon : l'église des Bernardines, construite de 1699 à 1709. Avec son plan circulaire et sa coupole sur tambour de trente huit mètres sous clé, recouvert de feuilles de cuivres en 1848, c'est le seul édifice reprenant les formules baroques italiennes à Dijon. Besançon : la Cathédrale St Jean, en 1729, suite à l’effondrement d’une tour du clocher gothique, l’ensemble du chevet oriental est détruit. L'archevêque de Choiseul-Beaupré en profite pour imposer un dôme à l'impériale. Celui-ci est réédifié à partir de 1748. On élèvera un clocher hors œuvre coiffé d’une toiture à l’impériale. En Haute-Saône, près de 80 églises seront en chantier entre 1770 et 1780. Curieusement, toutes - ou presque - seront coiffées de clochers à l'impériale. Le clocher porche est préféré (origine : premier art roman), car il évite les frais d'une façade et protège la nef, souvent tournée vers l'est, des bourrasques de l'ouest. La construction de ce type de clocher se poursuivra jusque dans la deuxième moitié du XIXè. S'ils reprennent tous la même forme, ils n'en sont pas moins très différents les uns des autres. En effet, on assista à une belle émulation entre les villes et les villages. Architectes, charpentiers et couvreurs rivalisèrent d'audace. Les variations sont multiples : de la forme générale - dômes élancés ou plus trapus - à la base pas forcément carrée, en passant par la couverture faite de tuiles vernissées aux coloris et aux motifs si divers - à moins qu'elle ne soit faite de ferblanterie ou en tavaillons comme dans le Haut-Doubs - sans oublier tous les éléments complémentaires et indispensables à l'harmonie générale que sont les lanternons, piédouches, boules, croix et coqs. Sur 1892 communes franc-comtoises, on compte 665 clochers à l'impériale dont 257 dans le Doubs, 277 en Haute-Saône, 124 dans le Jura et 7 dans le Territoire de Belfort (enquête de 1980). Le clocher comtois est passé de mode au XIXè par l’avènement du chemin de fer qui permit d’approvisionner en nouveaux matériaux de couverture comme l’ardoise dont les caractéristiques permirent l’avènement du clocher flèche. Toute mode a une fin, celles des clochers aussi ….. Quant au clocher flèche ? C’est une autre histoire. Le " dôme à l’impériale ", en parler, vouloir le définir, c’est aussi parler des différences, avoir d’autres points de repère, s’appuyer sur les autres formes de toitures pour le comprendre. Pour un tour d’horizon, non exhaustif, sur d’autres types de couronnement, cliquez sur le bouton "D'autres clochers" dans le cadre de gauche. |
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