Souvenez--vous, c’était peut-être un matin de brouillard intense comme il y en a souvent dans nos contrées. A l’occasion d’une brève éclaircie, vous vîtes fugitivement une ombre massive aux formes arrondies se détacher d’un ciel opaque ….. Ou bien peut-être était ce un jour de pluie fine, le vent chassant les derniers nuages, faisant place à un merveilleux arc-en-ciel qui semblait sortir d’une palette multicolore posée sur une église ….. Ou bien encore un après-midi de juillet torride, approchant le visage de l’eau claire d’un modeste lavoir, vous fîtes danser les reflets d’un dôme curieusement inversé. Et vous levâtes les yeux. Alors naquit ce sentiment d’humilité en regardant, d’en bas, ce clocher imposant, silencieux, majestueux. Osant un parallèle avec les propos de Yann Arthus-Bertrand, commentant ses magnifiques photos de « La terre vue du ciel » une fois le livre refermé : « ... l’important n’est pas tellement ce qu’on voit, c’est ce qu’il en reste lorsqu’on n’a plus l’objet sous les yeux, c’est le sillon qu’il a creusé dans nos sentiments ». Quant aux clochers, lorsque vous aurez contemplé le ciel vu d’en bas, et une fois reparti, .... ... j’aimerai qu’il en fût ainsi pour vous. Bon voyage. |