Préambule

Le nom de Franche-Comté

Des origines au XVIè siècle

La Guerre de Dix Ans

Bilan

Les Destructions

Tableau synoptique 

Le bilan de la Guerre de Dix Ans

La plupart des dépenses de guerre furent assumées par les populations elles-mêmes, que ce soient les villes, les villages, les seigneuries. Les habitants devaient fournir des tonnes de froment, d’avoine, des centaines d’hectolitres de vin, mais aussi assurer par eux-mêmes le logement des soldats, des dizaines de milliers de soldats. Ils étaient ainsi à même de se servir, la plupart du temps avec avidité et " s’en allaient presque toujours les poches pleines, si ce n’est les mains couvertes de sang ".

  • Maison forte de Sorans-lès-Breurey, XVIè siècleLes dépenses de guerre se monteraient, et cela est en tout état de cause relativement fiable, à prés de 22 millions de Francs (de l’époque ! ! !).
  • Au lendemain de la guerre de Dix Ans, la Franche-Comté avait perdu les 2/3 de ses habitants. Recensement de 1614 : 450 000 personnes (dont 250 000 en Amont), en 1657 plus que 215 000 (environ 90000 en Amont) dont près de 15% venus s’installer après les troubles. Le bailliage d’Amont était celui qui avait le plus souffert avec 60 % de disparus en moyenne. Et en regardant d’encore plus près, par prévôté les pertes étaient estimées à environ 70 % pour Vesoul, 67% pour Cromary et " seulement " 37% pour la terre de Luxeuil.
  • Autour de Gray, sur 49 villages et hameaux déserts en 1644, 31 l’étaient encore en 1647, 20 encore en 1650. Déserts également Visoncourt, Neurey, Munans.
  • 1650 : Presle. 1657 toujours Presle, Munans. Malgré quelques tentatives, Presle est toujours désert en 1688 alors qu’avant la guerre il y avait 82 foyers.
  • Le Val de Gouhenans : 19 familles en 1614, toujours pas habité en 1703.
  • Fontenois-la-Ville, Dampierre-les-Conflans, Neurey-en-Vaux, … inhabités plus de 30 à 40 ans.
  • D’autres ont disparu : Le Montot-les-Argirey et Le Vivier-les-Champlitte.
  • Ce n’est que " vers 1735 que la population comtoise retrouva un niveau de population équivalent à celui d’avant guerre " soit 428 000 habitants. Ne pas omettre le concours des étrangers qui a été faible bien que certains villages (dénombrement de 1654) en comptaient jusqu’à 22% (Vesoul) ou 45% (Rosey).
    La notion d’étranger étant à prendre avec précaution puisqu’elle englobait tous ceux qui venaient d’un autre lieu (autre village de Comté ou autre Pays : France, Savoie, Lorraine, Suisse, Italie, Pays-Bas, … ) et fort peu ….. d’Espagne, contrairement aux idées reçues et véhiculées suite à l’ancienne dénomination de la province.

Voilà en quelques mots, un bref résumé de ce que furent dix ans de souffrances de la Franche-Comté par la conjonction de la guerre, de la famine, et de la peste.
Un pays ravagé, des centaines de villages anéantis, incendiés, des centaines de milliers de morts, " un drame humain plein de larmes et de sang, où le comble de l’horreur fut maintes fois dépassée ".
                    Une province où tout était à refaire, tout était à reconstruire, tout, ….. y compris les clochers.

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